Revue annuelle de sécurité 2026 de l'AESA : une année 2025 stable, mais des alertes sur le HEMS et l'aviation générale
Publiée le 26 octobre 2026, la revue annuelle de sécurité de l'AESA juge la sécurité aérienne européenne stable ou en amélioration en 2025. Certaines activités dépassent toutefois nettement leur moyenne historique.
Par Rédaction · Publié le

Un constat global stable
L'Agence de l'Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA) a publié le 26 octobre 2026 son Annual Safety Review 2026, consacrée aux données de l'année 2025 et comparée aux dix années précédentes. Selon l'agence, les accidents mortels et le nombre de victimes sont restés, dans presque tous les domaines, au niveau ou en dessous de la moyenne décennale. L'AESA y voit une performance de sécurité stable ou en amélioration, tout en soulignant des écarts selon les types d'exploitation.
Pour la première fois, l'agence accompagne le rapport d'une synthèse de six pages destinée à un public plus large.
Des activités au-dessus de leur moyenne
Les chiffres d'accidents et d'incidents graves détaillés pour les hélicoptères et l'aviation générale font ressortir plusieurs hausses :
| Activité | 2025 | Moyenne de référence | |---|---|---| | HEMS (secours médical héliporté) | 11 | 8 (10 ans) | | Taxi aérien | 6 | 3,1 | | Instruction en vol (aviation générale) | 22 | 13,3 (10 ans) | | Vol de loisir privé | 21 | 14 |
Le HEMS reste l'activité commerciale qui concentre le plus d'accidents et d'incidents graves en hélicoptère. L'agence rappelle que l'instruction comporte des manœuvres plus exposées, comme les atterrissages moteur réduit, et que les pilotes privés volent moins et entretiennent moins leur expérience récente.
Les risques dominants
- La perte de contrôle en vol (LOC-I) demeure la première cause d'accidents mortels sur dix ans (42 % des cas pour les hélicoptères).
- L'entrée par inadvertance en conditions météorologiques de vol aux instruments (IIMC) y contribue fortement, surtout en exploitation non commerciale.
- En exploitation commerciale d'hélicoptères, la collision avec un obstacle au décollage ou à l'atterrissage est le premier facteur.
Pourquoi c'est important
La revue alimente le processus européen de gestion des risques et le Plan européen pour la sécurité aérienne (EPAS), qui fixe les actions prioritaires de l'AESA et des autorités nationales. Les hausses relevées sur le HEMS et l'aviation générale devraient y trouver un écho.
Origine et justification
Origine : publication officielle de l'AESA (26 octobre 2026) ; détail des chiffres hélicoptères et aviation générale relevé par RotorHub International. Pourquoi ce sujet : rapport annuel de référence de l'autorité européenne, publié dans la semaine. Rédaction aerospace.fr, sources consultées le 2 novembre 2026.
Sources
Articles liés

Révision moteurs : chez Emirates, des délais de plus de 350 jours freinent la flotte A380
Le président d'Emirates indique que les révisions de moteurs de ses A380, contractuellement prévues en 85 jours, dépassent désormais 350 jours. Un symptôme de la saturation mondiale des ateliers moteurs.

Part-66 et Part-147 : le cadre européen de la formation des techniciens de maintenance
Licences de maintenance et organismes de formation agréés relèvent du règlement (UE) n° 1321/2014. Repères pour les écoles, les ateliers et les candidats.

Accord UE–États-Unis : comment fonctionne la reconnaissance mutuelle des ateliers de maintenance
En vigueur depuis le 1er mai 2011, l'accord UE–États-Unis sur la sécurité de l'aviation civile permet aux ateliers des deux rives d'obtenir l'agrément de l'autre autorité sans audit complet. Mode d'emploi.